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[Interview] Vincent Redrado pour TheTops

[Interview] Vincent Redrado pour TheTops

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Vincent Redrado a lancé TheTops en 2012 en partant d’un constat simple : il existe de gros sites e-commerce comme Priceminister, Amazon etc… mais quand il s’agit de trouver un site plus exclusif dans la mode, avec des petits créateurs, la tâche se complique très vite.

 

Paris regorge de boutiques et de concept store mais l’équivalent web se fait plutôt rare – ou s’il existe, votre portefeuille s’en souvient encore. Vincent et son associé de l’époque ont donc eu l’envie de combler ce manque tout en misant sur l’accessibilité des prix.

Est né de cette réflexion le site TheTops : 15 000 références, 200 marques référencées, 15 collaborateurs et une marque propre !
En novembre 2015, Vincent conclut une levée de fonds de 2 millions d’euros pour accélérer le développement, le modèle étant en place et la marque propre ayant aussi fait ses preuves !

 

L’histoire se poursuit donc avec de nouveaux enjeux pour 2016 :

  • Faire monter en compétence les managers (le départ d’un des associés a nécessité une réorganisation en interne pour retrouver un certain équilibre)
  • Recruter 3 types de profil : marketing / produit / Intégrateur – Web designer – Ingénieur
  • Continuer à développer la présence de The Tops au-delà du digital avec des boutiques éphémères.

 

Faisons un focus sur ton 2ème enjeu : le recrutement. Quel type de profils recherches-tu sur la partie tech ?

Vincent : L’important pour moi c’est d’abord le savoir-être plutôt que le savoir-faire. Qui dit petite équipe dit ambiance familiale, c’est donc important de maintenir une cohésion et de savoir recruter quelqu’un qui saura s’intégrer à l’équipe existante.
L’environnement startup nécessite aussi d’avoir des profils multitasking (infra, back, front) à nos côtés. J’imagine donc quelqu’un avec une première expérience de 3 à 5 ans ayant déjà bossé dans une structure comme la nôtre.

 

Tu parles de feeling et de cohésion, quelles sont les valeurs qu’il y a autour de TheTops et que les futurs collaborateurs devront partager ?

Happiness attitude :
Quand tu aimes ce que tu fais, ça se voit et ça se transmet.
Venir au boulot avec le sourire, même si tu t’es levé tôt et que tu serais bien resté au lit c’est essentiel.
Bosser dans une ambiance où l’attitude est négative, ça tire le business et les talents vers le bas.
La Happiness attitude c’est aussi savoir célébrer les réussites et s’en réjouir, être fier de ce qu’on accomplit.
C’est aussi une valeur que l’on véhicule sur le site et via nos campagnes… Le secteur de la mode est historiquement un secteur un peu froid, assez léché avec des codes plutôt classiques, The Tops veut aller à l’encontre des apparences et diffuser une image plus chaleureuse, plus humaine.

Le côté provincial :
J’entends par là que TheTops n’a pas pour vocation d’être un Colette en ligne à l’image très parisienne.
J’ai envie que ça sente le sud, la lavande, les terrasses au soleil 😉

L’ambition :
Il faut avoir l’ambition de faire évoluer le projet, de faire évoluer son propre poste, c’est d’autant plus important quand on fait partie d’une boite qui se lance.

La prise de risque :
On est une jeune boîte, il faut savoir tester des choses, s’aventurer en terrain inconnu car il n’y a que comme ça qu’on avance réellement. On peut toujours corriger le tir en cas d’erreurs ; c’est important de prendre des risques et de tenter de nouvelles approches.

 

Quel est le process de recrutement chez TheTops ?

Pour les personnes actuellement chez TheTops, ça s’est plutôt fait via mon réseau et via la cooptation, le bouche à oreille.
Pour les profils marketing, communication, on reçoit pas mal de CVs donc on a peu de difficulté à recruter.
Au second semestre, quand il s’agira de recruter des profils techniques, je sais qu’il me faudra de l’aide car l’approche devra être différente (et aussi parce que malheureusement je ne reçois pas de CVs de super développeurs dans ma boîte mail).
Côté process, on commence d’abord par un entretien téléphonique, puis un entretien physique (on présente aussi la team, je ne suis pas le seul à voir les candidats). Et s’il y a « match », on termine sur un test pour être certains de ne pas se planter.

 

On sait bien qu’un bon recrutement ça ne se limite pas à ça, il faut aussi motiver ses équipes et faire en sorte de les garder.
Quelles sont les clés pour motiver une équipe d’après toi ?

On ne va pas se mentir, le salaire joue beaucoup. Même si ton projet est cool, que l’ambiance est détendue, le critère financier est important pour tout le monde donc il faut savoir faire un effort là-dessus et éviter d’être en dessous du marché.
Le fait de proposer des parts aux salariés est aussi hyper impliquant et peut être un critère pour certains.
Chez TheTops, 3 des collaborateurs en ont.

Il y a également les responsabilités et le projet mais aussi la capacité à évoluer et à monter en compétence.

Depuis quelques mois, on a mis en place un système de mentors, je m’explique ! Quand on est dans une startup on est parfois seul sur son poste, on avance sans forcément de N+1 direct même si on a toujours du soutien que ce soit du côté des collègues que du côté de la direction.
Pour essayer de contrer un peu ce postulat, chaque collaborateur a son mentor (pour la plupart c’est un actionnaire) et peut ainsi passer du temps avec lui. C’est un peu comme un coach qui se rendrait disponible ponctuellement pour échanger sur des problématiques diverses. Le fait de pouvoir en discuter avec des personnes plus expérimentées est perçu comme un plus en interne.

La flexibilité peut aussi faire pencher la balance, exemple avec le Home-office. Tous les collaborateurs passent au moins une demi-journée par semaine à travailler de chez eux. Je ne vois pas du tout ça d’un mauvais œil, ça permet parfois d’être davantage concentré (sans interventions de l’extérieur). Ce n’est pas encore dans les mœurs même côté startups mais à partir du moment où il y a une relation de confiance, il n’y a aucune raison d’empêcher le home-office de manière ponctuelle. Même à distance, quelqu’un qui se tourne les pouces, ça se voit 😉

 

– La Team Mobiskill

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Date de publication : 4 avril 2016