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La reconversion de Julien : De Directeur Artistique à chasseur de tête chez Mobiskill

La reconversion de Julien : De Directeur Artistique à chasseur de tête chez Mobiskill

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Julien, d’où vient ta reconversion ?

Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours dessiné. Mon premier souvenir avec un crayon à papier remonte à mon enfance à Douala au Cameroun. Je ne me rappelle plus comment je suis tombé sur mon premier tome de Dragon ball, c’était pour moi une révélation.  Un jour je me suis décidé à recopier les dessins d’Akira Toriyama. J’ai toujours continué à dessiner en parallèle de tout ce que je faisais.

 

Je choisis un cursus scolaire classique et je poursuis par un BTS NRC qui se révèle être une désillusion.
Je fais ensuite une prépa aux grandes écoles d’art et design à Paris. A la fin de l’année je suis reçu à l’ESAD d’Amiens, et après une année propédeutique je me spécialise dans le Design Graphique. Je travaille ensuite dans plusieurs Studio Parisiens pendant 2 ans.

 

Je suis à ce moment à un carrefour important de ma vie, je dois choisir une direction… Je choisis de retourner au Cameroun. Plusieurs raisons motivent ma décision, les plus importantes étant de me reconnecter avec mes racines et explorer des opportunités.

 

Au fil de mes expériences, je me suis rendu compte que le Cameroun est un pays en construction, ce qui est très propice aux expériences :

  • Entrepreneuriales : Gérant de bar, j’ai monté ma boite de design global,  j’ai co-créé une marque de jus de fruit biologiques. 
  • Salariales :  J’ai été directeur artistique en régie publicitaire.

 

Je me suis aussi rendu compte que le contexte socio-économique d’un pays en développement entraînait de gros désavantages dans le métier de designer, qui étaient pour moi rédhibitoires :

  • Un secteur qui n’est pas valorisé
  • Des conditions de travail difficiles
  • Des gros décalage concernant le paiement des salaires, pouvant aller jusqu’à 4 mois

 

Au vu de cette analyse, j’en viens à me poser des questions concernant mon avenir professionnel.

 

Après 8 ans au Cameroun dans ce contexte, je dois prendre une décision. Rester et endurer cette situation, ou partir.
 
Je choisis de rentrer en France et recommencer à zéro.

 

 


C’était quoi le process ?

Une fois sur place, je profite de ce nouveau départ pour changer de métier en capitalisant sur mes expériences (8 ans en tant que designer, directeur artistique et Auto-entrepreneur). J’ai appris à entreprendre, à manager, à créer du contact, à avoir un réseau et à l’entretenir, et ça me plait.

 


Je découvre le secteur du recrutement par des contacts qui y travaillent. En approfondissant, je me rends compte que le métier de consultant en recrutement regroupe toutes mes nouvelles exigences : un métier vivant, dynamique, entreprenant, challengeant, et c’est avant tout une personnalité.

 

J’ai la chance d’avoir un réseau dense dans le secteur du recrutement et après leur avoir fait part de ma volonté de reconversion dans ce secteur j’entends parler de Mobiskill, de sa bonne réputation et d’un poste de recruteur spécialisé dans le métier de designer UI / UX à pourvoir chez eux. Au vu de mon profil, et de mes aspirations, postuler est un choix qui me paraît pertinent. Dans le cadre de ma candidature j’ai eu la chance d’être accompagné et coaché par mon réseau.

 

Après 4 entretiens, ça match ! Je partage les valeurs de l’entreprise et la façon d’aborder le métier.

 

En étant responsable du recrutement de profils design similaires au mien je coche toutes les cases de mon projet de reconversion : je suis responsable de mon marché, je suis au contact de l’humain, je garde un lien dans le métier de designer.

 

 


Ça t’a pris combien de temps ?


Entre le moment où j’ai commencé mon projet de reconversion et ma prise de poste chez Mobiskill, il s’est écoulé 2 mois au total. Bien que cette période est relativement courte pour ce type de projet, j’ai pu capitaliser à la fois sur mes connaissances du métier de designer, sur mon réseau, et profiter d’une opportunité qui s’est présentée au bon moment.

 

 

En quoi consiste le métier de chasseur de tête / tech recruiter ?

Je prospecte ou je suis contacté par des partenaires qui ont des besoins spécifiques en design. Aucun de mes partenaires n’a exactement le même besoin.

 

Je dois donc qualifier ce besoin avec eux, et c’est là que mon expérience en tant que designer me sert le plus. Je prends la pleine mesure de leurs attentes, et anticipe sur leurs problématiques.

 

Une fois le besoin clarifié, c’est à ce moment que j’entame ma chasse. Je dois trouver le candidat techniquement, graphiquement qualifié et à l’écoute de nouvelles opportunités.

 

Ensuite je fais le lien entre les attentes professionnelles du candidat et les valeurs de l’entreprise. La partie difficile c’est de lire la personnalité et les contraintes personnelles de mes interlocuteurs, de les comprendre et de leur proposer les meilleures options. C’est passionnant !

 

Ça demande beaucoup d’empathie. Le plus gratifiant c’est quand ça matche entre le candidat et l’entreprise. Ça veut dire que tu as bien fait ton travail. On traite avec de l’humain, c’est un peu comme être un tinder professionnel. On accompagne les candidats dans leur carrière, on garde le contact avec eux, et on accompagne les entreprises dans leur croissance. Finalement on réussit à créer du lien avec les candidats et les partenaires.

 

 

Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

Les difficultés liées à l’apprentissage d’un nouveau métier, c’est un nouveau jargon, de nouveaux enjeux, de nouveaux outils, une nouvelle logique.
Aussi, le retour en France représentait un défi. J’ai quitté 8 ans de vie au Cameroun. Je me souviens que j’ai dû me réhabituer à la façon de parler ici. J’avais de l’appréhension à l’idée de rentrer dans une entreprise en France, car je ne savais pas si j’avais encore les codes culturels. 8 ans ! c’est long et il faut toujours une période d’acclimatation quand on rentre d’une expatriation.

 

J’ai la chance d’avoir atterri dans une entreprise où le management valorise mon parcours particulier et dans une équipe jeune, bienveillante, dynamique et finalement très éclectique. Ça a été un vrai plus dans ma reconversion.

 

 

Pour conclure, quels sont tes enseignements ?

J’ai passé ces 5 dernières années a avoir beaucoup d’appréhension sur mon avenir. Le plus pénible c’est de savoir mais ne pas agir. Être paralysé par la peur du changement.

 

Avec du recul, je sais aujourd’hui que ces périodes de doute sont nécessaires dans le processus de prise de décision. Elles te servent de baromètre pour mesurer ta motivation. Moi je devais changer de vie.

 

Le premier enseignement serait de ne pas avoir peur du changement.

Parfois, regarder derrière, faire le bilan sur son passé, peut-être extrêmement difficile. Cependant, porter un regard positif sur ton passé te donne une perspective différente de ton avenir.

 

Le deuxième enseignement serait donc d’être fier de son parcours et de le valoriser.

Quand on rentre d’un pays étranger et qu’on est en pleine reconversion, ça peut être très facile de se perdre dans ses options. Savoir ce que tu ne veux plus faire, mais finalement ne pas savoir ce que tu veux faire ! Mes objectifs m’ont poussés à définir un plan et à analyser les options qui s’offraient à moi.

 

Le troisième enseignement serait donc d’avoir des objectifs. Définir des objectifs te permet d’établir un plan dans ta reconversion, c’est primordial quand tu changes de voie.

Mobiskill Recrute !

Date de publication : 4 novembre 2021