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[Interview] Prêt d’Union : recrutement et marque employeur !

[Interview] Prêt d’Union : recrutement et marque employeur !

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Aujourd’hui on est tout excité car c’est la première interview d’une loooongue série sur les thèmes du moment : recrutement, marque employeur & levée de fonds ! Mots super tendances que vous voyez sur l’internet environ 589 fois dans votre journée.
Alors vous vous dites « mais pourquoi une 590ème fois ? »… Tout simplement parce qu’on vous dévoile tout de vos startups préférées après ce gap « money-money ».

Et pour cette grande première, on a décidé de passer 1h avec Marine CROVELLA, responsable des ressources humaines chez Prêt d’Union, la startup au gong et aux post-it (méthode Agile oblige) ! Et voilà le résultat…

 

Prêt d’Union, c’est quoi ?

C’est d’abord l’histoire de 2 potes d’HEC qui, étant jeunes actifs, ont voulu faire un prêt à la conso et qui ont vite déchanté face au grand méchant loup taux d’intérêt…
Sur le modèle US du Lending Club (toujours une longueur d’avance ces Américains), ils ont monté Prêt d’Union : plateforme de financement participatif entre particuliers pour contourner les taux trop élevés ! Une alternative aux banques et aux organismes prêteurs qui n’a pas finie de faire parler d’elle.

  • Parce que vous le valez bien… 3 mots pour incarner l’identité, les valeurs de Prêt d’Union.
  • La transparence (pas de roulage dans la farine : les emprunteurs connaissent le montant que les investisseurs touchent et les investisseurs connaissent le taux d’intérêt des emprunteurs),
  • L’aspect communautaire (de par le service proposé mais aussi de par la vision que le Top Management a d’une startup)
    L’innovation (proposer une alternative).

 

Dans un monde idéal où tout est amour et parfum de fleurs… Prêt d’Union dans 5 ans c’est comment ? C’est quoi ? (à part un « gong » beaucoup plus grand et beaucoup plus puissant ?)

Alors oui, un gong beaucoup plus grand, pour toujours garder cet esprit startup qui nous caractérise et continuer à célébrer nos réussites. Mais ce serait surtout l’entreprise qui aura remplacé ta banque 🙂 !
Si tout roule comme aujourd’hui, on sera plus nombreux, à priori dans 5 ans, la barre des 300 collaborateurs sera franchie et on sera implanté dans plusieurs pays. Tu l’auras compris, on veut dans 5 ans ne plus être seulement un acteur du marché bancaire, mais une véritable alternative installée sur le marché des Fintech.

 

Vous avez levé 31 millions d’euros cette année… Quels sont les prochains objectifs, les prochains changements ?

Prêt d’Union n’a pas encore atteint son seuil de rentabilité donc le but est de donner un coup de pouce pour que cet objectif soit derrière nous très rapidement.
Ensuite, il y a le développement à l’international car nous prévoyons 2 nouveaux bureaux loin de la grisaille parisienne : Italie et Espagne ! C’est prévu entre 2015 et 2016 .
Et parce que 31 millions c’est beaucoup, on devrait aussi avoir du budget pour développer la notoriété de Prêt d’Union afin d’en faire le « BlaBlacar » du milieu bancaire 😉

 

Combien de recrutement(s) avez-vous prévu grâce à cette levée ?

Actuellement nous avons 30 postes à pourvoir dans des domaines variés : Analyste crédit – Commercial – Web marketing & IT.
Côté IT, le challenge est réel puisque nous devons refondre tout le système d’information et tout internaliser au vu des nouvelles ouvertures à l’international. Il faut savoir que l’équipe IT est la seconde plus grosse équipe chez Prêt d’Union, le recrutement de développeurs représentant ¼ de nos recrutements annuels. On cherche donc en permanence à compléter cette équipe de choc sur des postes juniors & seniors.

 

THE développeur… C’est qui ?

Ce qu’on cherche ici c’est l’antithèse du « geek » comme on l’entend. Savoir parler le même langage, savoir parler « métier » c’est essentiel parce qu’on cherche à créer des synergies entre les pôles.
S’y connaître sur les technos c’est top mais ce n’est pas suffisant. Pour te donner une idée concrète, on chercherait davantage un développeur entrepreneur.
Chez Prêt d’Union, on n’a aucun problème avec les profils qui viennent tenter l’aventure puis qui décident de partir 2 ans plus tard pour monter leur boite.
Pour nous, c’est une réussite et non un échec car c’est aussi cet esprit entrepreneurial qui fait partie de notre ADN et que l’on souhaite retrouver chez nos collaborateurs.

 

L’importance du feeling dans ton recrutement ? 

Le feeling c’est la vie ! On a fait quelques erreurs de casting, ça arrive mais c’est essentiel de s’attacher à recruter des profils qui sont compatibles avec la culture de Prêt d’Union, avec nos valeurs.
On peut aller très vite si un profil nous touche, c’est la force des startups et du recrutement aujourd’hui. D’ailleurs, c’est le rôle du premier round des entretiens : savoir si oui ou non ça pourra coller, si le feeling est au rendez-vous : l’aspect technique arrive ensuite, en temps 2.

 

La chasse façon Prêt d’Union ?

C’est un bon mix entre les réseaux sociaux pros (LinkedIn, Viadeo), la Cooptation, les forums écoles et les cabinets de recrutement.
Il faut savoir jouer sur les 2 tableaux et recruter en volume puisqu’il est difficile de capter les candidats sur les postes IT.
Les cabinets de recrutement et la chasse que je fais en direct sont les 2 leviers qui offrent le plus de retombées.
Côté cabinets de recrutement, ils ont le réseau que je n’ai pas et la notoriété qui manque à Prêt d’Union, pourquoi se passer d’une aide précieuse ? 😉

 

Ta problématique RH du moment – du côté des développeurs ? 

  • Je suis encore dans la définition du/des profil(s) dont Prêt d’Union a besoin
  • Je sais exactement quel est/qui sont le(s) profil(s) à recruter mais je peine à trouver
  • J’ai déjà enclenché des deals et ça sans aucune difficulté !

On a du mal à les capter, à rendre visible l’offre auprès des bons profils. Par contre, ce qui est super positif côté recrutement c’est que le taux de transformation est élevé : au moins 80% des candidats pris chez Prêt d’Union aux entretiens acceptent le deal.
On parle tous les jours de nouvelles startups, toutes plus tendances/folles les unes que les autres : c’est un peu la guerre du recrutement… Comment fait-on pour émerger et faire émerger son offre ?

La levée de fonds aide déjà pas mal, l’actu est relayée assez massivement donc ça nous donne de la crédibilité. Côté candidat, il va sentir qu’il y a du mouvement et donc de potentiels beaux projets à suivre.
Après, il faut savoir multiplier les astuces : nous avons envoyé un mail à toute notre base de données pour faire passer le message et le relayer à une cible la plus large possible.

La cooptation fonctionne plutôt bien aussi… Chez Prêt d’Union, on communique pas mal sur le fait qu’il y a une vraie politique d’intégration des nouveaux arrivants avec l’ensemble des corps de métier.
On arrive en tant que développeur MAIS on ne commence pas tout de suite à coder par exemple : passage obligé du côté des analystes crédit, des commerciaux pour avoir une vision d’ensemble et ne pas avoir la tête seulement rivée sur ses lignes de code.

Chaque nouvel arrivant a aussi son parrain pour le guider dans son ascension spirituelle, festive et professionnelle !

 

Ton grand manitou en terme de marque employeur, c’est qui ?

BlaBlaCar sans hésiter ! Ils ont réussi à garder cet esprit startup même en grandissant, malgré l’explosion de leur compteur salariés. Ils plantent même des arbres pour votre anniversaire… Et ça c’est quand même la classe !

 

Côté activités team building, vous êtes plutôt…

Chez Prêt d’Union, on a repris le modèle du bon vieux BDE en élisant 5 personnes de 5 pôles différents au bureau du pôle Animation.
Leur but ? Nous faire rêver une fois par mois en organisant un événement pour tout le monde.
Ils ont un budget annuel à gérer et ont carte blanche quant aux propositions… Ça leur rappelle les années étudiantes et ça nous permet surtout de rassembler tout le monde autour d’une soirée, d’un apéro, d’une activité.
On a aussi pour projet d’élever le niveau côté incentive avec l’organisation d’un potentiel séminaire avec nos 90 collaborateurs !
Plus on est nombreux, plus c’est compliqué mais on compte bien relever le challenge en 2016/2017.

 

– La Team Mobiskill

Date de publication : 10 août 2015